L’influence gagne en visibilité, mais les audiences interagissent moins. Les collaborations commerciales restent minoritaires, le gifting accélère et l’affiliation confirme sa capacité à générer des ventes mesurables. Le Baromètre de l’Influence 2026 révèle un marché en transformation, où la valeur des créateurs ne se limite plus à leur audience ou à leur taux d’engagement.
Publié en novembre 2026 par le CPA et l’UMICC, le Baromètre analyse l’influence en France sur la période du 1er avril 2025 au 31 mars 2026. Cette deuxième édition intègre LinkedIn et approfondit trois dimensions complémentaires : l’influence, le gifting et l’affiliation.
Effinity, membre du CPA et contributeur à l’étude, revient sur les principaux résultats et leurs implications pour les annonceurs.
Au-delà des chiffres, une question traverse cette édition : comment les marques peuvent-elles passer de campagnes d’influence ponctuelles à des partenariats capables de contribuer durablement à leur visibilité, à la recommandation et à leurs ventes ?
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Baromètre de l’Influence 2026 : l’essentiel en 6 chiffres
- 311 000 mentions de marques (−3,7 %) réalisées par 46 300 créateurs actifs, hors LinkedIn.
- 30,4 milliards de vues (+10,2 %), mais 1,17 milliard d’engagements (−9,4 %).
- 86 % de contenus spontanés, contre 85 % en 2025.
- 23 000 campagnes de gifting, soit une progression de 52 %.
- 376 M€ de chiffre d’affaires attribué à l’influence en affiliation pour les annonceurs.
- 11 € de chiffre d’affaires pour 1 € de commission versée aux créateurs en affiliation.
Ces chiffres traduisent une évolution importante : l’influence ne peut plus être appréciée à travers un indicateur unique. Visibilité, engagement, recommandation et ventes mesurées correspondent à différentes formes de contribution, qui nécessitent des approches de mesure complémentaires.
Comment lire les chiffres du Baromètre ?
L’étude s’organise autour de trois volets, dont les périmètres doivent être distingués.
L’influence est analysée à partir des données croisées de Kolsquare, Reech, Traackr et Favikon. Le périmètre couvre les créateurs de plus de 10 000 abonnés, dont au moins 30 % de l’audience se trouve en France, ayant mentionné l’une des 1 000 marques suivies. Les plateformes étudiées sont Instagram, TikTok, Snapchat, YouTube, X et LinkedIn. Les stories Instagram sont exclues.
Le gifting s’appuie sur les données d’Influence4You, Sampleo (Webedia) et Skeepers. Il concerne les campagnes d’envoi de produits ou services aux créateurs sur Instagram, TikTok et YouTube. Ces données ne couvrent pas l’intégralité du marché français.
L’affiliation mesure les clics, ventes, chiffres d’affaires attribués et commissions versées dans dix catégories. Son périmètre d’annonceurs et ses méthodes de mesure sont distincts des deux autres volets.
Enfin, l’arrivée de LinkedIn constitue la principale nouveauté de cette édition. Pour préserver la comparabilité, les évolutions annuelles du volet Influence sont calculées hors LinkedIn. Les volumes incluant ce réseau sont identifiés séparément.
Les indicateurs d’influence et de gifting correspondent à des périmètres d’observation différents
| Indicateur | 2025 | 2026 | Évolution |
| Créateurs actifs, hors LinkedIn | 47 200 | 46 300 | −2 % |
| Mentions de marques | 322 000 | 311 000 | −3,7 % |
| Vues | 27,6 Mds | 30,4 Mds | +10,2 % |
| Engagements | 1,29 Md | 1,17 Md | −9,4 % |
| Collaborations commerciales | 15,5 % | 14,3 % | −1,2 pt |
| Campagnes de gifting | 15 000 | 23 000 | +52 % |
| Vues générées par le gifting | 1,4 Md | 2 Mds | +44 % |
Influence en France : plus de visibilité, moins d’interactions
86 % des mentions de marques sont spontanées
La France compte en moyenne 202 000 créateurs de plus de 10 000 abonnés sur les principales plateformes prises en compte dans cette estimation.
Parmi eux, 46 300, hors LinkedIn, ont mentionné au moins l’une des 1 000 marques suivies. Ils ont publié 311 000 contenus, soit environ 852 mentions de marques par jour.
Ces contenus ont généré 30,4 milliards de vues, en hausse de 10,2 %. Dans le même temps, les engagements reculent de 9,4 %, à 1,17 milliard. Le taux d’engagement moyen publié par le Baromètre s’établit à 2,03 %, en baisse de 0,29 point.
Mais le chiffre le plus révélateur concerne la nature des publications : seulement 14,3 % des mentions correspondent à des collaborations commerciales. Les 86 % restants sont des partages spontanés, sans contrepartie identifiée dans le cadre de l’étude.
L’influence des marques dépasse donc largement les campagnes qu’elles organisent et rémunèrent directement.
Ce qu’Effinity en retient : les créateurs qui parlent spontanément d’une marque constituent un vivier de prescripteurs potentiels. Les identifier, comprendre leurs motivations et repérer les profils les plus pertinents peuvent devenir des étapes importantes du recrutement de partenaires. L’enjeu n’est pas uniquement de sélectionner un créateur pour une prochaine campagne, mais de construire une relation avec ceux qui entretiennent déjà une affinité avec la marque.
Instagram domine, TikTok se distingue par sa capacité de diffusion
Instagram concentre 60 % des contenus observés, 55 % des vues et 49 % des engagements. Il reste le principal réseau de l’influence commerciale en France.
TikTok représente environ 28 % des contenus, mais génère près de 41 % des vues et 49 % des engagements. Sa contribution dépasse donc largement son poids dans le volume de publications.
LinkedIn, désormais intégré au Baromètre, représente 10 % des créateurs, mais moins de 1 % des vues. Sa valeur doit être appréciée selon d’autres objectifs, notamment la notoriété professionnelle et la considération.
Ces écarts soulignent la nécessité de choisir les réseaux en fonction du rôle attendu des créateurs, plutôt que de comparer uniquement leurs volumes d’audience.
Les Micro-créateurs conservent les meilleurs taux d’engagement
Les créateurs comptant entre 10 000 et 50 000 abonnés représentent 51 % des profils actifs. Leur taux d’engagement moyen atteint 5,03 %, avec 9,9 % sur TikTok et 4,2 % sur Instagram.
Les créateurs de plus grande taille disposent d’une puissance de diffusion plus importante, mais leurs taux d’engagement moyens sont généralement inférieurs.
Le Baromètre recommande de s’appuyer sur les Micro-créateurs pour construire un socle d’engagement, tout en mobilisant les profils plus importants pour des objectifs de portée et de notoriété.
Pour les annonceurs, il ne s’agit pourtant pas d’opposer petits et grands créateurs. Un programme peut associer des profils qui inspirent, des experts qui rassurent, des créateurs qui génèrent du trafic et d’autres qui contribuent directement aux ventes.
Des dynamiques sectorielles très contrastées
La Mode et la Beauté concentrent toujours près de 70 % des mentions de marques. Mais plusieurs secteurs présentent des évolutions remarquables :
- Gaming : le taux d’engagement le plus élevé du Baromètre, à 10,3 %, malgré un volume de vues limité.
- Finance : un taux d’engagement de 5,74 %, avec 55 % des mentions concentrées sur LinkedIn.
- Food : une progression de l’engagement de 3,05 % à 3,84 %, accompagnée d’une hausse de 51 % des vues.
- High-Tech : 1,34 % des mentions, mais environ 3 % des engagements, avec un taux moyen de 4,49 %. LinkedIn représente 37 % de ses mentions.
- Travel : un recul de 37 % des mentions, avec un taux d’engagement de 4,94 %.
- Automobile : des engagements en baisse de 77 % malgré des vues en progression.
Le marché apparaît ainsi plus polarisé : certains secteurs de niche génèrent une forte interaction, tandis que d’autres développent surtout leur visibilité.
Pour les marques, ces différences rappellent qu’une stratégie d’influence doit être adaptée aux usages et aux parcours de décision propres à chaque secteur.
LinkedIn : l’influence dépasse désormais les créateurs traditionnels
L’arrivée de LinkedIn constitue l’une des évolutions majeures du Baromètre 2026.
Avec environ 5 000 créateurs supplémentaires, le réseau introduit une forme d’influence différente de celle traditionnellement observée sur Instagram ou TikTok.
Les prises de parole y sont portées par des professionnels dont la crédibilité repose souvent davantage sur leur expertise ou leur fonction que sur leur statut de créateur.
Cinq porte-voix pour les marques
Le Baromètre distingue cinq profils complémentaires :
- Le dirigeant, qui incarne l’entreprise et développe une audience personnelle.
- L’expert métier, qui apporte une crédibilité fondée sur son expérience.
- Le collaborateur, dont la prise de parole contribue à une visibilité collective.
- La marque devenue média, qui produit des contenus éditoriaux dépassant la promotion de ses produits.
- Le prescripteur indépendant, qui apporte un regard extérieur et contribue à la crédibilité de l’entreprise.
Les exemples présentés sont révélateurs.Chez Capgemini, 72 salariés français publiant régulièrement sur LinkedIn cumulent 735 015 abonnés. Leur force repose moins sur la notoriété individuelle que sur la somme de leurs audiences.
Pour E.Leclerc, l’un des principaux porte-voix est un analyste retail indépendant qui a publié 160 mentions de la marque, soit 11,4 fois plus que son président.
Ces exemples montrent que l’influence d’une entreprise peut largement dépasser ses comptes officiels et ses collaborateurs les plus visibles.
Ce que cela change pour les annonceurs
Sur LinkedIn, les collaborations rémunérées avec des experts B2B, l’employee advocacy ou les Thought Leader Ads constituent des mécanismes différents du gifting et des codes promotionnels.
La valeur de ces prises de parole se mesure davantage en crédibilité, notoriété et considération qu’en ventes immédiates.
La lecture d’Effinity est celle d’un élargissement de l’écosystème de partenaires. Dans un environnement B2B, les prescripteurs pertinents peuvent être des experts, des médias spécialisés, des dirigeants ou des professionnels reconnus. Tous n’ont pas vocation à être rémunérés ou intégrés à un programme d’affiliation. Mais leurs contributions peuvent être identifiées et articulées dans une stratégie de présence plus globale.
Pour une marque B2B, ou pour une marque grand public qui veut peser dans les décisions professionnelles, activer ces voix est un levier de plus, à piloter avec une agence de marketing d’influence qui sait distinguer ces réseaux.
Gifting : produire davantage de visibilité et de contenus
Le gifting change d’échelle en 2026. Les trois acteurs contributeurs recensent 23 000 campagnes, soit une hausse de 52 %, pour 331 000 publications (+3 %) et 2 milliards de vues (+44 %).
Dans le même temps, les interactions reculent de 9 %, à 69 millions. Le taux d’interaction rapporté aux vues passe de 5,9 % à 3,5 %.
Les marques multiplient donc les opérations tout en recherchant davantage de visibilité par publication. Elles deviennent également plus sélectives : le taux d’acceptation des candidatures passe de 15 % en 2025 à 6 % en 2026.
TikTok est désormais le premier réseau du gifting sur les indicateurs analysés. Le secteur High-Tech connaît notamment une forte multiplication des campagnes, souvent plus petites et plus ciblées.
Du contenu social à la visibilité dans les moteurs et les IA
Le Baromètre souligne une évolution du rôle des contenus produits par les créateurs. Au-delà de leur diffusion auprès d’une communauté, ces contenus peuvent servir à la preuve sociale, enrichir des fiches produits, alimenter des campagnes publicitaires et contribuer à la présence numérique des marques.
L’étude identifie trois enjeux :
• Le référencement Google, dans lequel certains contenus issus des plateformes sociales peuvent apparaître.
• Le SEO social, lié à l’utilisation croissante d’Instagram et de TikTok pour rechercher des produits, des recommandations ou des informations.
• La visibilité dans les réponses IA, qui peuvent exploiter des informations provenant de contenus de créateurs, directement ou par l’intermédiaire de sources accessibles.
Il faut cependant distinguer ce potentiel de visibilité de son effet réellement mesuré. Le Baromètre ne démontre pas qu’une augmentation du nombre de contenus de gifting entraîne automatiquement une meilleure présence dans les réponses des IA. L’accessibilité des publications, leur pertinence, leur éventuelle reprise par d’autres sources et les mécanismes propres à chaque système influencent cette visibilité.
La lecture d’Effinity : des contenus dont la valeur dépasse leur publication initiale
Pour les marques, le contenu d’un créateur peut devenir un actif mobilisable dans plusieurs environnements. Une vidéo de démonstration peut faire découvrir un produit sur TikTok, être réutilisée sur une fiche e-commerce, contribuer à une campagne publicitaire ou apparaître dans une recherche. Ces différentes contributions ne s’évaluent pas de la même manière. L’objectif n’est donc pas simplement de produire davantage de contenus, mais de développer des partenariats capables de générer des contenus pertinents, réutilisables et dont les différentes contributions peuvent être suivies.
La visibilité dans les réponses IA constitue une dimension supplémentaire à observer, sans la confondre avec les vues ou l’engagement sur les réseaux sociaux. Pour approfondir, découvrez notre analyse des contenus authentiques (UGC) et de la preuve sociale, ainsi que notre réflexion sur la stratégie de contenu à l’ère de l’IA.
Affiliation : 376 M€ de chiffre d’affaires attribué aux créateurs
Le troisième volet du Baromètre confirme le développement de l’influence à la performance. L’affiliation confirme que l’influence sait transformer l’attention en ventes mesurables.
Sur les dix catégories analysées, les créateurs ont généré 291 millions de clics, 3,6 millions de ventes mesurées et 376,5 millions d’euros de chiffre d’affaires attribué.
Plus de 3 000 annonceurs ont activé l’influence en affiliation, tandis que les créateurs ont perçu 33,3 M€ de commissions.
Le ratio moyen atteint 11 € de chiffre d’affaires attribué pour 1 € de commission versée, contre 8 € dans la précédente édition. Les différences de périmètre entre les deux éditions imposent toutefois de rester prudent dans l’interprétation de cette progression.
Près de huit publications sur dix sont portées par des créateurs de moins de 250 000 abonnés : la performance commerciale ne repose donc pas uniquement sur les plus grandes audiences.
Quels secteurs génèrent le plus de chiffre d’affaires ?
| Secteur | CA attribué | Commissions créateurs | CA pour 1 € de commission |
| Maison, jardin & bricolage | 85,1 M€ | 5,0 M€ | 17 € |
| Mode | 74,6 M€ | 6,6 M€ | 11 € |
| High-Tech | 71,7 M€ | 8,7 M€ | 8 € |
| Beauté, Santé, Hygiène | 51,0 M€ | 6,1 M€ | 8 € |
| Sport | 23,0 M€ | 2,5 M€ | 9 € |
| Loisirs, Culture & Divertissement | 21,4 M€ | 1,1 M€ | 20 € |
| Travel | 21,1 M€ | 1,3 M€ | 17 € |
| Automobile | 14,8 M€ | 0,4 M€ | 37 € |
| Food | 8,4 M€ | 1,3 M€ | 7 € |
| Marketplace | 5,4 M€ | 0,4 M€ | 14 € |
| Total | 376,5 M€ | 33,3 M€ | 11 € |
La Maison, le Jardin et le Bricolage arrivent en tête pour le chiffre d’affaires attribué. L’Automobile affiche le ratio le plus élevé, mais sur un volume de commissions relativement faible. Ces différences ne signifient pas que certains secteurs sont nécessairement plus rentables que d’autres. Ces écarts reflètent en partie l’élargissement du nombre d’annonceurs analysés (+43 % en Beauté, Santé, Hygiène). Pour choisir les bons profils dans ce secteur, consultez notre guide sur le choix des influenceurs Beauté, Santé, Hygiène.
Le ratio chiffre d’affaires/commissions n’est pas un ROI complet. Il ne tient pas nécessairement compte des coûts fixes, des dotations, de la production de contenus, des dépenses média ou des ressources nécessaires à l’animation des partenaires.
Il ne permet pas non plus d’établir quelle proportion des ventes est réellement incrémentale, c’est-à-dire n’aurait pas été réalisée sans l’intervention des créateurs. Il constitue un indicateur commercial utile, à compléter par d’autres mesures selon les objectifs des annonceurs.
L’exemple du Sport : pourquoi la performance ne suffit pas à piloter un partenariat
L’analyse du secteur du Sport, développée dans le Baromètre, illustre particulièrement bien l’évolution des enjeux de l’influence à la performance.
Entre les deux périodes étudiées, le chiffre d’affaires attribué progresse de 59,7 %, passant de 14,4 à 23 millions d’euros. Le nombre de ventes augmente encore davantage : +90,3 %, de 139 456 à 265 340 commandes.
Cette croissance repose sur une progression des clics (+43,1 %) et du taux de conversion, qui passe de 0,92 % à 1,22 %.
Mais derrière cette amélioration des résultats commerciaux, d’autres indicateurs évoluent différemment :
- Le panier moyen recule de 103,38 € à 86,76 €.
- Le taux de commission passe de 11,97 % à 10,86 %.
- La rémunération moyenne par vente diminue de 12,38 € à 9,42 €.
- Le ratio chiffre d’affaires/commissions progresse de 8,35 € à 9,21 €.
Ces résultats montrent que la performance commerciale d’un programme peut progresser alors que la rémunération unitaire des créateurs diminue. Pour les annonceurs, le dispositif génère davantage de chiffre d’affaires attribué par euro de commission. Pour les créateurs, la baisse de la rémunération par vente peut cependant fragiliser l’attractivité du programme.
De nouvelles exigences pour gérer les relations avec les créateurs
Le Baromètre constate également une professionnalisation des collaborations dans le Sport. Les publications rémunérées progressent de 60,5 %, tandis que les opérations reposant uniquement sur des dotations produits reculent fortement.
L’étude recommande d’envisager des modèles associant rémunération fixe pour la création de contenu, commission sur les ventes et bonus progressifs. Elle souligne aussi la nécessité de dépasser la seule attribution au dernier clic, qui risque de sous-estimer les créateurs intervenant dans la découverte ou la considération sans déclencher directement la conversion. Enfin, elle insiste sur la fidélisation des meilleurs profils et sur l’amélioration des conditions commerciales proposées aux partenaires.
Ce qu’Effinity en retient : piloter la valeur du partenariat dans la durée
L’exemple du Sport met en évidence une distinction importante : mesurer les ventes attribuées à un créateur ne suffit pas à piloter la valeur de la relation avec ce créateur.
Trois dimensions doivent être prises en compte :
La contribution du partenaire. Les ventes attribuées sont importantes, mais elles ne décrivent pas nécessairement toute son influence sur la découverte, la recommandation et la décision.
Son modèle de rémunération. Une baisse des commissions unitaires peut améliorer un indicateur financier côté annonceur tout en fragilisant la motivation du partenaire. La rémunération doit tenir compte de la nature de sa contribution et de son investissement.
La qualité de la relation dans le temps. La fidélisation des meilleurs créateurs, l’évolution des dispositifs et la capacité à développer de nouvelles collaborations peuvent contribuer à la performance durable du programme.
C’est l’un des principes du Partner Management : gérer un portefeuille de partenaires comme un actif de croissance, plutôt que comme une succession de campagnes indépendantes.
Social commerce : l’affiliation devient une fonction des plateformes
La préface du Baromètre souligne une autre transformation : le rapprochement entre contenu, recommandation et commerce.
YouTube a lancé son programme d’affiliation YouTube Shopping en France le 13 octobre 2026. Meta fait évoluer ses dispositifs de collaboration entre marques et créateurs, tandis que TikTok Shop intègre directement la recommandation et l’achat dans les parcours de vidéo courte.
Le suivi d’une recommandation jusqu’à la vente, développé depuis longtemps par les plateformes d’affiliation, devient progressivement une fonctionnalité native des réseaux sociaux. Pour les créateurs, cette évolution multiplie les possibilités de monétisation. Pour les annonceurs, elle ajoute de nouveaux environnements à gérer.
La lecture d’Effinity : plus les mécanismes de collaboration se multiplient, plus le pilotage global des partenaires devient important. L’enjeu n’est pas d’opposer affiliation traditionnelle, influence et social commerce, mais de coordonner ces dispositifs, leurs partenaires, leurs rémunérations et leurs données de performance. C’est la logique de la plateforme de Partner Management d’Effinity.
Cinq enseignements du Baromètre pour les marques
Au-delà de ses résultats statistiques, cette deuxième édition permet de dégager cinq priorités pour les annonceurs.
1. Ne plus mesurer l’influence uniquement à l’engagement
La progression des vues et le recul des engagements montrent les limites d’une lecture fondée sur un seul indicateur. Il faut distinguer visibilité, interaction, considération, ventes attribuées et, lorsque les méthodes le permettent, contribution incrémentale. Chaque objectif doit disposer d’indicateurs adaptés.
2. Construire un portefeuille de créateurs complémentaires
Les Micro-créateurs restent particulièrement performants en engagement, mais les profils plus importants jouent d’autres rôles. Une stratégie doit associer différents profils selon leur capacité à inspirer, informer, rassurer ou convertir. La complémentarité des partenaires compte autant que leur performance individuelle.
3. Relier gifting, influence et affiliation
Le gifting contribue à la production de contenus et à la preuve sociale. Les collaborations d’influence développent la recommandation. L’affiliation permet d’attribuer certaines ventes à des partenaires. Ces mécanismes peuvent se compléter, mais les résultats de l’étude ne démontrent pas directement que l’un entraîne la performance de l’autre. Les marques ont intérêt à coordonner ces activations dans une stratégie cohérente.
4. Intégrer la visibilité dans les moteurs et les IA
Les contenus des créateurs peuvent exister au-delà de leur réseau d’origine. Ils participent potentiellement à différents moments des parcours de recherche, de comparaison et de décision, notamment dans les environnements de recherche et d’IA. Cette contribution doit être analysée avec des indicateurs spécifiques, sans assimiler volume de contenus et visibilité effective dans les réponses IA.
5. Passer des campagnes à la gestion des partenaires
C’est l’enseignement transversal qu’Effinity retient du Baromètre. L’influence mobilise des créateurs, des experts, des ambassadeurs et des prescripteurs. Les modalités de collaboration se diversifient et la mesure des contributions devient plus complexe.
Il ne s’agit donc plus seulement de se demander « quels créateurs activer pour ma prochaine campagne ? », mais « quels partenaires développer, pour quels objectifs et comment mesurer leur contribution dans la durée ? »
Le Partner Management apporte une réponse organisationnelle à cet enjeu : identifier, recruter, animer, rémunérer et fidéliser les partenaires dans une approche coordonnée. Cette évolution doit également préserver les intérêts des créateurs. L’étude UMICC-Ipsos citée dans le Baromètre rappelle que seuls 40 % vivent exclusivement de leur activité. Une performance durable suppose une création de valeur reconnue et partagée.
Pour traduire ces enseignements en plan d’action, notre guide pour préparer votre stratégie d’influence 2026 détaille les étapes d’une campagne, du brief au suivi.
Conclusion : de l’influence au Partner Management
Le Baromètre de l’Influence 2026 dessine un marché plus visible, plus diversifié et davantage orienté vers la mesure des performances. Mais il révèle aussi que les contributions des créateurs ne peuvent être réduites aux vues, aux engagements ou aux seules ventes attribuées.
Pour Effinity, cette évolution confirme l’intérêt d’une approche globale : ne plus seulement gérer des campagnes d’influence, mais construire et développer un écosystème de partenaires de croissance. L’objectif est de mieux identifier le rôle de chacun, de coordonner les activations, d’adapter les rémunérations et de mesurer les contributions sur la durée.
Téléchargez le Baromètre de l’Influence 2026 pour retrouver les analyses détaillées par secteur, par réseau et par typologie de créateur.
Source : Baromètre de l’Influence, 2ᵉ édition, novembre 2026, CPA et UMICC. Les analyses présentées comme « lecture d’Effinity » constituent une interprétation stratégique des résultats de l’étude.

