christophe bosquet effinity

La seconde main du Père Noël…

Il y a quelques années, au lendemain de Noël, on revendait, en catimini, les cadeaux qui ne nous plaisaient pas sur les plateformes dédiées. En 2022, on affiche clairement son intention d’acheter et d’offrir des cadeaux de seconde main. Ce que l’on faisait un peu honteusement est désormais une fierté. Une nouvelle façon de consommer. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1 cyberacheteur sur 2 affirme avoir acheté au moins un produit de seconde main en 2021 et 74 % des cyberacheteurs déclarent avoir le réflexe d’aller vérifier si le produit n’existe pas en seconde main avant de l’acheter neuf. Et pour finir de se convaincre de l’ampleur du phénomène, il suffit d’observer la croissance des recherches Google de + 25 % autour du mot “reconditionné” et +80 % autour de “seconde main” en novembre 2022 par rapport à novembre 2021.

Et vous, avez-vous pensé à proposer une offre de seconde main ?

Si vous n’avez pas encore franchi le pas, il est sans doute temps d’y réfléchir, car le mouvement ne semble vouloir s’arrêter de sitôt et nombre d’annonceurs sont présents sur le marché. Si les premiers acteurs étaient 100% dédiés seconde main, désormais de nombreux e-commerçants déploient une offre de seconde main. Et cela dans des secteurs variés : sport, high-tech, mode, etc. Ce n’est donc pas par hasard que deux plateformes spécialisées, Leboncoin (6,6 millions de visiteurs quotidiens) et Vinted (4,9 millions de visiteurs quotidiens) figurent désormais dans le Top 5 du e-commerce français. Et que la quasi-totalité des acteurs du top 20 du e-commerce déploie une offre de seconde main.

Vous hésitez encore ? Vous ne connaissez pas bien le sujet ? Alors je vous propose un petit rappel des trois principales causes à l’essor du marché de la seconde main et de ses trois principaux effets.

L’essor du marché de la seconde main a au moins trois causes

Le digital, un facilitateur et un accélérateur

S’il est clair que le digital n’a pas inventé le marché de la seconde main, il lui a toutefois donné un élan considérable, en permettant aux acheteurs et aux vendeurs d’entrer en contact rapidement et facilement à travers des plateformes dédiées. Et on pourrait même dire (en toute modestie) qu’il a contribué à lui donner ses lettres de noblesse, à travers une pirouette sémantique qui l’a fait passer du marché de l’occasion à celui de la seconde main.

La contrainte économique

Le prix reste un critère fondamental dans les choix de consommation pour 78 % des Français. L’achat de produits de seconde main est donc un bon moyen pour les consommateurs de faire des économies, de trouver des bons plans, etc. Une évidence…

La contrainte écologique

Poussé par les jeunes générations (mais pas que…), le modèle de consommation traditionnel, fondé sur la possession, laisse progressivement la place à un modèle basé sur l’usage. Ainsi, un produit qui n’a plus d’utilité pour moi pourra être revendu et redevenir utile à un autre. Avec pour effet de limiter la production de nouveaux produits et donc l’impact sur l’environnement.

La seconde main a au moins trois effets

Une consommation plus juste

L’essor du marché de la seconde main replace la consommation à une place plus « juste ». En rééquilibrant la répartition des ventes entre de produits neufs et de produits d’occasion, il contribue à lutter contre la surconsommation qui, depuis de nombreuses années, était devenue une nouvelle norme.

Une consommation plus joyeuse

L’achat de seconde main, pour de nombreuses personnes, est aussi une forme de consommation plus joyeuse que l’achat de produits neufs. Face aux tensions économiques et écologiques, il permet aux consommateurs de faire des achats moins coûteux et moins impactants pour l’environnement, sans compromis sur la qualité ou le style ! Une vraie satisfaction.

Une consommation plus créative et engagée

L’apparition régulière de nouvelles applications, de nouveaux sites, de nouveaux services autour de l’économie circulaire ou de l’achat engagé apporte un réel dynamisme au marché. On peut citer, par exemple, les acteurs du reward qui permettent aux consommateurs de contribuer à travers leurs achats à une action positive (planter des arbres, faire des dons aux associations, etc.).

Effinity, un partenaire de première main !

Pour tous ces effets positifs, chez Effinity, pousser les acteurs de seconde main est un vrai plaisir. Et nous avons développé une véritable expertise dans ce domaine. Nos clients connaissent d’ailleurs une croissance de 20 % sur cette fin d’année 2022 sur la partie reconditionnée ou seconde main, par rapport à la même période en 2021.

Au sein de notre réseau de partenaires, de nombreux acteurs valorisent ce mouvement à l’instar de WeTri (l’appli qui récompense le recyclage des déchets), Reepeat (comparateur du reconditionné) et Tritoo (un moteur de shopping dédié à la seconde main et au reconditionné) ou favorisent l’association d’actions positives avec son achat comme Lilo (le 1er moteur de recherche français et solidaire),  ReFoorest & AllColibri (acteurs du reward qui œuvrent pour le reboisement ou l’engagement pour des causes) et bien d’autres encore. Mais, plus largement, la croissance sur les achats de seconde main bénéficie à tous les partenaires et pas uniquement aux seuls spécialistes. En effet, la seconde main n’est plus un marché de niche, mais irrigue désormais l’ensemble des parcours d’acquisition.

Et demain, la seconde main ?

Il ne faut pas être devin pour penser que le marché de la seconde main a encore de belles années devant lui. D’autant qu’il reste encore de nombreuses opportunités à saisir dans tous les secteurs, et même des univers à conquérir comme la maison, la déco ou le jardin. Et puis, on voit poindre de nouvelles pratiques, à l’instar de la location de produits (entre particuliers ou de la part des grandes enseignes).  Si ce marché n’a pas encore atteint une véritable vitesse de croisière, les initiatives se multiplient. Mais ce qui importe, in fine, c’est que tout cela contribue à un ré-enchantement de la consommation, et que les consommateurs sont contents de faire leurs achats, en réalisant une bonne affaire et en faisant un geste pour l’environnement. Même pour Noël !

Source : les chiffres cités dans cet article sont issus d’une étude de la Fevad et de KPMG de septembre 2022.

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